IntroductionLes AVC du sujet jeune ont des conséquences médicales mais également sociales en partie reflétées par le taux de retour au travail.
ObjectifsL'objectif de cette étude est de dégager quels facteurs facilitent le retour au travail après un AVC du sujet jeune.
MéthodesNotre étude quantitative et qualitative a concerné 27 patients, âgés de 18 à 55 ans, en activité professionnelle, sélectionnés à partir de 120 patients hospitalisés pour un premier AVC entre 2007 et 2009 au CHU d'Angers. Le recueil des données s'est déroulé en consultation sous forme de questionnaires d'une part (NIHSS, MMSE, BREF, BEC, MHAVIE, Rankin, FSS, HDRS, score d'anxiété de Goldberg) et d'un entretien semi-dirigé qualitatif d'autre part.
RésultatsDix huit patients (66,7%) ont repris leur activité professionnelle en moyenne 24,8 mois après leur AVC, dont 4 (22,2%) avec un aménagement transitoire de leur poste de travail, et 6 (33,3%) avec un aménagement permanent. Leur NIHSS initial moyen était de 4,9 (+/- 5). Seuls 52% des patients ont consulté leur médecin du travail, un tiers de la cohorte ayant une profession non couverte par la médecine du travail en France.
DiscussionNous avons identifié plusieurs facteurs réversibles pouvant favoriser la reprise du travail après un AVC : une meilleure information sur le parcours de soin des sujets cérébro-lésés sur le plan médico-social, ainsi qu'une amélioration du depistage et de la prise en charge des patients souffrant de séquelles invisibles. En cas de séquelles, la reprise du travail est favorisée par facteurs psycho-sociaux et de l'aménagement du poste de travail.
ConclusionLe patient est l'acteur principal dans le retour au travail, mais il doit être guidé afin de trouver un équilibre au sein d'une nouvelle organisation de vie socioprofessionnelle.