IntroductionLes accidents vasculaires cérébraux (AVC) représentent une cause majeure de morbidité et de handicap constituant un terrain favorable à la survenue de dépression.
ObjectifsÉvaluer la fréquence des symptômes dépressifs et mettre en évidence les facteurs de risque de survenue de dépression dans les suites d'un AVC.
MéthodesÉtude transversale descriptive menée à la consultation de Neurologie du CHU Mahdia, incluant des patients victimes d'un AVC ischémique datant d'au moins de 3 mois, ayant recours à une fiche individuelle préétablie, au score Hamilton et à l'indice de Barthel. Les données ont été analysées par le logiciel SPSS 17.
Résultats50 patients, dont 27 hommes, sexe ratio H/F =1,17. L'âge moyen était de 63 ans. 60% présentaient des symptômes dépressifs dont 26% légers, 56 % modérés et 18% sévères. Nous n'avons pas trouvé de corrélation entre la sévérité des symptômes dépressifs et l'âge de survenue, le sexe, l'état matrimonial et l'hémicorps déficitaire. Par contre l'obésité (p<0,01), le degré de dépendance physique (p<0,001) et le nombre de personnes cohabitant (p<0,01) étaient corrélés statistiquement à la sévérité des symptômes dépressifs.
DiscussionLa fréquence de dépression post AVC est variable dans la littérature à cause des différentes méthodes d'évaluation. Pour cela nous nous sommes basé sur l'échelle de Hamilton qui a fait preuve d'une bonne valeur prédictive en terme de dépression post AVC. L'obésité, le nombre de personnes cohabitant et le degré de dépendance physique sont considérés comme facteurs prédictifs de dépression dans notre série.
ConclusionMalgré la multitude d'études en matière de dépression post AVC, la prise en charge thérapeutique reste mal codifiée et manque de consensus.