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Résumé Jnlf Nice 2012

PIE VII 59/69 : SÉMIOLOGIE DES INFECTIONS URINAIRES DANS LA SCLÉROSE EN PLAQUES
Cécile Donze (1), Patrick Hautecoeur (2), Samantha Demaille (1), Véronique Neuville (1), Sandra Vukusic (3), Christian Confavreux (3), Maria Carmelita Scheiber Nogueira (4)
(1) Médecine Physique et Réadaptation Fonctionnelle - Groupe Hospitalier de l'Institut Catholique de Lille - 59462 - Lomme - France, (2) Neurologie - Groupe Hospitalier de l'Institut Catholique de Lille - 59462 - Lille - France, (3) Neurologie - Centre Hospitalier de Maubeuge - 59600 - Maubeuge - France, (4) Neurologie - Hôpital Neurologique Pierre Wertheimer Ghe - 69677 - Bron - France
Résumé
Introduction

Les infections urinaires (IU) sont fréquentes dans la sclérose en plaques (SEP). La sémiologie de ces dernières est variable et diffère des signes classiques habituellement retrouvé dans la population générale.

Objectifs

Déterminer et préciser la sémiologie des IU chez des patients atteints de SEP et présentant des troubles vésicosphinctériens. Evaluer la valeur prédictive des signes cliniques d'IU dans cette population.

Méthodes

Étude observationnelle prospective d'une cohorte de patients SEP présentant des troubles urinaires avec recherche de la valeur prédictive des symptômes d'IU en rapport avec une bactériurie supérieure ou égale à 10.3 ufc/ml. Les signes fonctionnels urinaires, neurologiques et / ou généraux sont recueillis lors de toute demande d'ECBU. Des analyses statistiques descriptives, comparatives et des régressions logistiques sont construites pour identifier les critères prédictifs des résultats de l'ECBU.

Résultats

562 ECBU correspondants à 227 patients (EDSS moyen 4.9, durée maladie moyenne : 12.9 ans) ont été analysés. L'hyperthermie (OR 9.96), les urines malodorantes (OR 9.41), l'aggravation de la pollakiurie (OR : 3.10) et des fuites (OR 2.56) préexistantes représentent la sémiologie des infections urinaires dans notre population. L'aggravation isolée des signes neurologiques n'est pas lié à un ECBU positif mais à la présence d'une hyperthermie (phénomène d'Uhthoff).

Discussion

La définition de l'IU comprend une uroculture positive associée à des signes cliniques. L'aggravation des signes urinaires pré-existants et les urines malodorantes sont des signes à considérer. La connaissance de ces signes est primordiale pour prendre en charge les patient afin de limiter le risque de voir évoluer une IU basse torpide vers une pyélonéphrite plus grave.

Conclusion

La sémiologie des infections urinaires dans la SEP diffère peu des signes décrits dans la population générale. Leur présence doit faire réaliser un ECBU afin de proposer un traitement adapté.

Informations complémentaires
Ce projet a été soutenu par la plate forme AGIRSEP

Mots Clés

Examen cytobactériologique des urines
Infections urinaires
Sclérose en plaques
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