IntroductionLa scintigraphie cérébrale de perfusion est utile à l'évaluation des troubles cognitifs atypiques. Pour détecter avec précision les petites structures comme l'hippocampe, une correction d'atténuation est nécessaire.
ObjectifsL'objectif de l'étude a été d'appliquer deux méthodes différentes de correction d'atténuation et d'évaluer l'impact de chacune sur l'analyse et l'interprétation des images obtenues
Méthodes12 patients consécutifs (8F/4H) âgés de 74±9 ans ont été inclus. Ils ont bénéficié d'une scintigraphie cérébrale dans le cadre de l'évaluation de troubles cognitifs. Deux types de correction d'atténuation (uniforme de type Chang, CU et non uniforme, utilisant la carte de densité obtenue par la tomodensitométrie, CNU) ont été appliquées. Les valeurs de l'activité obtenues par les 2 méthodes de corrections ont été comparées dans 21 régions d'intérêts (ROI) prédéfinies sur les coupes tomographiques de chaque patient.
Résultats252 ROI ont été analysées. En utilisant la CU, 226/252 (90%) ont été interprétées comme normales ; en utilisant la CNU, 201/252 (80%) ont été interprétées comme normales. Les ROI qui ont été interprétées normales en CU et pathologiques en CNU étaient localisées dans les zones frontale et hippocampiques. L'application de la CNU a permis d'obtenir les résultats les plus concordants avec les signes cliniques des patients examinés.
DiscussionL'épaisseur des os du crane est une cause majeure d'atténuation du rayonnement détecté au cours d'une scintigraphie. Elle varie d'un patient à l'autre, et particulièrement au niveau du massif facial, expliquant probablement les variations d'activité dans les aires frontale et temporales internes. La CU ne tiens pas compte de cette variation, elle est donc source d'erreur. L'application de la CNU, propre a chaque patient, parait plus fiable.
ConclusionLa CNU apparait comme la méthode de correction la plus adaptée pour obtenir une mesure précise du débit sanguin cérébral au cours d'une scintigraphie cérébrale de perfusion.