IntroductionLe syndrome de Wolfram, autosomique récessif, associe : diabète de type 1, atrophie optique, diabète insipide et des signes neurologiques variés. Des syndromes de Wolfram-like autosomiques dominants ont été décrits.
Observation
Cas index : une femme de 40 ans présente une atrophie optique bilatérale depuis l'enfance, une neuropathie périphérique axonale sensitivo-motrice, une hypoacousie bilatérale. L'IRM cérébrale en mode spectroscopique montre une atrophie cérébelleuse avec pic de lactate dans les noyaux gris et dentelés.
Sa fille de 11 ans présente également une atrophie optique bilatérale depuis l'âge de 2 ans et une atrophie cérébelleuse.
L'étude de la chaîne respiratoire mitochondriale des fibroblastes des deux patientes montre un déficit en complexe I.
La recherche de mutation pour le gène OPA1 est négative. Le séquençage de l'ADN mitochondrial ne montre pas de mutation. L'étude du gène WFS1 retrouve un nouveau variant c.962C>T (T321M) absent des bases de données, à l'état hétérozygote, pour les deux patientes. Ce variant est prédit pour être pathogène par les logiciels d'analyse de pathogénicité.
DiscussionLes mutations du gène WFS1 donnent le plus fréquemment un syndrome de Wolfram ou une surdité, de transmission autosomique récessive. Chez nos patientes l'analyse du variant et la ségrégation familiale est en faveur de la pathogénicité de cette nouvelle mutation décrite. La particularité de cette famille est le mode de transmission de type autosomique dominant et l'absence de diabète.
ConclusionLa mutation hétérozygote c.962C>T (T321M) du gène WFS1 apparaît être responsable d'un syndrome de Wolfram atypique de transmission autosomique dominante.
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