IntroductionLes anomalies de substance blanche (ASB) sont souvent observées sur les IRM cérébrales dans le cas d'infarctus cérébraux, surtout lors de maladie des petites artères (MPA). Notre cas présente une régression partielle des ASB.
Observation
Un patient de 69 ans, sans antécédent, a présenté un déficit moteur hémicorporel droit soudain. Le score NIHSS à son admission était à 2/42. L'IRM cérébrale montra un infarctus cérébral de type lacunaire dans le bras postérieur de la capsule interne, des microsaignements et des ASB diffuses, en faveur d'une MPA. Le bilan cardio-vasculaire était sans particularité, en dehors de plaques sur les axes carotidiens sans sténose significative. A 6 mois, le patient présentait une récupération clinique complète, et était sous prévention secondaire optimale associant aspirine (300 mg/jour), atorvastatine (40 mg/jour), perindopril (5 mg/jour) et indapamide (1.5 mg/jour). L'IRM cérébrale mit en évidence une nette régression du volume des ASB mesuré sur la séquence FLAIR par le logiciel MIPAV® : 9184 mm3 (en phase aiguë) versus 4527 mm3 (à 6 mois).
DiscussionDans la MPA cérébrale, les ASB semblent refléter un processus ischémique progressif et irréversible appelé artériolosclérose. Une autre hypothèse impliquerait une dysfonction endothéliale, à l'origine d'une atteinte de l'autorégulation du débit sanguin cérébral et/ou d'une augmentation de la perméabilité de la barrière hémato-encéphalique. Cette dernière hypothèse expliquerait la réversibilité des ASB chez notre patient.
ConclusionMalgré des incertitudes quant aux mécanismes physiopathologiques en cause, notre cas clinique montre que les ASB peuvent régresser après un AVC.