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Résumé Jnlf Nice 2012

CORRÉLATION ENTRE SÉVÉRITÉ DU DÉFICIT NEUROLOGIQUE ET VOLUME LÉSIONNEL DES INFARCTUS CÉRÉBRAUX EN IRM
Julia Durand-Birchenall (1), Joël Daouk (2), Jean-Marc Bugnicourt (1), Olivier Godefroy (1)
(1) Neurologie - Hôpital Nord - 80 000 - Amiens - France, (2) Traitement de l'Image - Hôpital Nord - 80 000 - Amiens - France
Résumé
Introduction

Les infarctus cérébraux sont fréquents et pourvoyeurs d'incapacité fonctionnelle. Certaines études ont montré une relation linéaire entre la sévérité du déficit neurologique et le volume de l'infarctus cérébral.

Objectifs

L'objectif était de déterminer la relation entre sévérité clinique et volume lésionnel sur des Imageries par Résonance Magnétique (IRM) et d'individualiser des localisations lésionnelles déviant de cette relation.

Méthodes

Une étude rétrospective menée dans l'Unité Neuro-Vasculaire du CHU d'Amiens, a inclus des patients ayant présenté un infarctus cérébral avec une IRM disponible. Les données cliniques (National Institute Stroke Scale (NIHSS) et échelle de Rankin) ont été recueillies à la phase aiguë et à distance. Les IRM ont été analysées afin de localiser les lésions par une méthode visuelle validée, et de calculer le volume lésionnel et la fraction lésionnelle (rapport volume lésionnel/volume parenchymateux) grâce au logiciel MIPAV®.

Résultats

L'analyse a porté sur 68 patients, d'âge moyen 63,2 ans et avec un NIHSS moyen de 3,9±5,16[0-26]. Le volume moyen des infarctus cérébraux était de 14,7cm3±25,58[0,2-132,4], avec une fraction lésionnelle moyenne de 1,3%±2,04[0,01-10,30]. L'analyse statistique montra une relation linéaire entre sévérité clinique et volume lésionnel ; 7 observations avaient un NIHSS observé plus sévère qu'attendu, avec comme facteurs prédictifs l'âge, la localisation aux noyaux lenticulaires, et un score de Rankin plus sévère à distance.

Discussion

L'étude a confirmé la relation linéaire entre sévérité clinique et volume des infarctus cérébraux ; avec certains cas qui en déviaient ayant une localisation préférentielle aux noyaux lenticulaires. L'interprétation des résultats doit rester prudente du fait de biais de mesure : (1) du NIHSS (non réalisé au moment de l'IRM), et (2) du volume, sous ou sur-estimé en fonction du délai de réalisation de l'IRM par rapport au début des symptômes.

Conclusion

Ces résultats, s'ils étaient confirmés sur des études prospectives et avec des échantillons plus grands, permettraient de prédire le devenir fonctionnel des patients en fonction de la localisation de leur infarctus cérébral.


Mots Clés

Volume lésionnel
Infarctus cérébral
Imagerie par résonance magnétique
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